1192 Festivache 2019 au cinéma Paradiso de St Martin en HAut

JEAN-CHARLES GRANJON

REALISATEUR - TE VAANUI L'ODYSEE D'ISMAEL - Dimanche 10 mars 

Cameraman JRI, Sous-marin, Directeur photo. 

 

Cinéaste de la vie marine sauvage et de l’océan au sens large, Jean-Charles Granjon est un authentique passionné.

À partir du voyage polynésien qui le conduira dans cette voie professionnelle, il produit un roman initiatique qui explore la relation intime et transformative que l’homme vit avec l’océan.

Initiation pacifique est éditée par Guy Trédaniel éditeur dans la marque Véga. 

Biologiste marin de formation, il s’intéresse à la mythologie, aux rites chamaniques et aux rites de transmission présents chez les peuples marins et nomades marins.

Son premier film de court métrage expérimental est une exploration verticale et slow motion du mythe d’Icare.

Exploration du mythe de Jonas, son second court métrage s’inscrit dans le cadre d’un projet de sensibilisation global sur les initiatives positives en matière de relation de l’homme à l’océan.

Pour lui, filmer le vivant est plus un moyen qu’une finalité ; le moyen de vivre pleinement une relation ancestrale avec la nature.

 

De ces échanges, il a développé un contact particulier avec les grands animaux marins parmi lesquels certains ont inspiré nos anciennes légendes.

Sa quête de rencontre avec ces autres « non humains », habitants de cette planète océan, l’a mené à participer à de nombreux films, dont certains comme Océans ou les requins de la colère, sont en eux même déjà des plaidoyers pour l’océan.

Il a fondé Bluearth production pour partager son sens artistique et son expertise holistique de l’image de mer. En collaboration avec deux ingénieurs, il développe des solutions techniques de prises de vue sous-marines telles que des caissons multicaméra.

Produit de ses développements techniques, artistiques et littéraires, Te Vaanui, l’odyssée d’Ismaël est son premier long métrage documentaire.  

 

Pour le réalisateur Jean-Charles Granjon, le défi d’Ismaël répond à tous les critères du voyage du héros au sens mythique du terme.

Un concept sous-jacent à toutes les histoires, sans distinction d’époques ni de cultures, comme le souligne Joseph Campbell dans son ouvrage “Le Héros aux mille et un visages” (2010, éd. Broché).

Le spectateur suit donc Ismaël dans une odyssée empreinte de quête spirituelle et dans un combat pacifique pour le réveil de la culture marquisienne.

Animé d’une aspiration métaphysique (“l’appel de l’océan”), cet homme incroyablement courageux fait preuve d'abnégation pour dépasser, à nos yeux, sa condition humaine et œuvrer, par sa démarche extraordinaire, pour le bien de sa communauté et de son environnement.

Pour conclure, ce film, sur le fond comme sur la forme, veut s’inscrire dans un schéma de découverte totale : ainsi, la personnalité d’Ismaël émergera au fur et à mesure de notre immersion dans la culture marquisienne et dans l’environnement de l’océan Pacifique.

Il est souhaité qu’à la fin du film, le spectateur revienne de la réalité d’Ismaël comme on revient d’un rêve dont il garde une trace qui peut-être, avec le temps, lui offrira d’adopter, lui aussi, un comportement encore plus respectueux vis-à-vis du monde océanique.

 

***